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« Le Striptease de Dorian (29 Décembre 1993, Oui FM) | Accueil | La Maison des Lilas (5 Janvier 1994, Oui FM) »

22 décembre 2007

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Voici les sites qui parlent de Concours de l'Homme de l'Année 1993 (30 Décembre 1993 / 3 Janvier 1994, Oui FM) :

Commentaires

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Getzel

Bonne analyse.
Maintenant, il n'y a plus que des bûcherons à la radio malheureusement.. des Arthur etc. Beurk !

Getzel

J'ai adoré cette émission, notamment ton échange avec Maurice.
Très révélateur de beaucoup de choses.
Tu critiquais le monde, mais sans vouloir y entrer pour changer les choses.
On dirait que Maurice par des messages presque pas cachés voulait te pousser à faire du volontariat pour rentrer à la radio, trouver ta place officiellement quitte à virer le bûcheron.
Car Maurice est un marginal comme toi, avec un look à lui etc... il avait certainement + de sympathie pour toi que le bûcheron.
Et si on fait des compromis, qu'on accepte de rentrer dans le système, on peut avoir un espoir de changer un petit quelque chose.

Sinon le mec à la fin est très parlant, il dit que les filles ont voté contre toi.
Ceux qui t'aiment vivent avec la réalité, la connaissent.
Alors les filles se cachent l'horrible vérité, hypocrites ?
Souvent quand je parle avec une fille ou ma copine notamment de choses profondes, ça la met mal à l'aise et elle dénie toute part de péché en elle. Je sens le péché en elle par ses attitudes et ses envies mais je préfère parfois me masquer la vérité moi aussi..

Dorian Wybot

Ah, ne dis pas de mal du Bûcheron, il est dans mes amis Facebook. :-)
De toutes façons, tu sais, je ne crois pas que la radio ait encore une fonction pertinente. Désormais, c'est plutôt Internet, le média libertaire et indépendant...

Dorian Wybot

Et sinon, oui, je critiquais la société, car elle me semblait corrompue, mais je n'avais guère d'illusion sur ma capacité à la faire évoluer. Trop de gens s'y retrouvent, au final, et les idéaux moraux et philosophiques semblent trop improbables face une génération trop obsédée par la réussite matérielle et la considération des autres.
Maurice ne m'a jamais caché qu'il espérait me voir faire un jour de la radio, mais outre qu'il n'était pas pressé que je mette fin à mes performances dans l'émission, moi-même, je n'ai jamais été un fanatique de la radio, et j'étais plus volontiers persuadé de pouvoir plus facilement être un auditeur au-dessus des autres qu'un animateur radio au-dessus des autres. A cette époque, je n'étais que très moyennement doué pour l'improvisation, et je me définissais déjà - et me définis encore - comme quelqu'un qui écrit.
Je ne sais pas si Maurice avait véritablement de la sympathie pour moi. Il me trouvait du talent, et avait envie de me mettre sur les rails du métier, mais j'étais - et je suis toujours - une personne trop indépendante, trop distante et trop solitaire pour qu'il puisse avoir une réelle confiance en moi. Moi-même, je sentais trop en lui quelqu'un qui aimait avoir du pouvoir sur les autres, ce que je n'aime pas à la base, pour pouvoir lui faire confiance. Ainsi, si nous avions l'air d'improviser de concert avec une certaine harmonie, lorsque l'on se croisait en vrai, nous avions bien du mal à avoir une conversation, tant il y avait une réserve prudente et même un peu hostile chez l'un ou chez l'autre.

Pour le reste de ton message, je t'inviterai déjà à laisser aux grenouilles de bénitier l'usage exclusif du mot "péché" qui n'a à mon sens rien à faire dans un débat sociologique. :-)
Ensuite, je ne connais pas ta compagne, mais si elle a le même âge que toi, encore une fois, elle jugera elle-même le moment où il faudra se poser des questions plus profondes. Là, elle se préoccupe de sa carrière professionnelle, elle n'a sans doute pas très envie de se plonger dans des abîmes métaphysiques qui pourraient remettre en question toutes les années d'étude passées ou à venir qui lui permettent de réaliser son ambition.
Je ne parlerai pas plus d'hypocrisie, dans un tel contexte, que de "péché". La vérité absolue, Getzel, personne ne la détient, et il est donc facile pour un homme ayant un minimum de jugeote de démonter toutes les mentalités, les certitudes, les ambitions, les prétentions... Mais il est plus dur d'en proposer d'autres, plus solides, plus fiables. Souvent, ce qui nous apparait solide n'est rien d'autre que ce qui calme des angoisses toutes personnelles, et nous n'avons pas tous les mêmes angoisses.
L'important dans la vie, c'est de chercher sa propre voie, son propre chemin, celui qui est en accord à la fois avec la réalité et avec ses propres idéaux. Il faut parfois une vie entière pour le trouver. Je pense qu'à ton âge, il est sans doute un peu tôt pour jouer les directeurs de conscience. Il faut parler en son nom propre, avoir le courage de dire "je pense que" sans pour autant être certain que cela te mène à un véritable savoir. Dans l'immédiat,il faut être attentif aux autres, spécifiquement à ceux qui te semblent dans l'erreur, et afin de comprendre la mécanique de cette erreur, et éviter toi-même d'y tomber, si tu croises cette mécanique sous une autre forme moins rédhibitoire.
Et quant à ta compagne, même si la perspective peut te paraître malheureuse, c'est peut-être simplement qu'elle n'est pas le genre de fille qu'il te faut. Ce n'est pas la peine d'attaquer son système, si elle-même s'y retrouve. Mieux vaut mettre fin à la relation et partir en quête de quelqu'un de plus proche de ton univers.
En règle générale, je te dirais que c'est le pire défaut de l'intellectuel que de prétendre donner des leçons de vie aux femmes. Moi-même, je n'ai que trop commis cette erreur. En fait, ce sont les femmes qui ont beaucoup de choses à nous apprendre sur nous-mêmes. Souvent, si on ne les trouve pas profondes, c'est parce qu'elles ont la sagesse instinctive de s'en tenir à l'essentiel. Cet essentiel qui ne suffit jamais à nos ivresses cosmiques souvent illusoires... :-)

Getzel

Waho tu me remets bien à ma place ^^
La femme c'est par essence la sécurité, la soumission au système et l'homme c'est la conquête donc parfois la rébellion, l'ingéniosité et les idées nouvelles.
Les deux peuvent se compléter mais c'est vrai qu'on se complète pas sur ces niveaux-là. Je préfère parler de choses futiles avec elle.

Dorian Wybot

C'est très macho, comme point de vue, et je ne le partage donc pas, mais je t'avoue que je n'ai pas connu beaucoup de femmes soumises et obsédées par la sécurité, alors je ne sais pas trop à quoi ça ressemble... Par contre, j'ai connu des hommes totalement assujettis au système et ne pensant qu'à leur sécurité. On en croise pas mal dans la fonction publique, d'ailleurs... :-)
Je pense que l'homme et la femme sont assez semblables au fond, si ce n'est peut-être dans leurs objectifs pour s'accomplir, mais que la société s'acharne à les cantonner dans des rôles déterminés, des rôles qui, en majorité, avantagent plus l'homme que la femme.
Je ne crois pas qu'il y ait une question d'essence dans tout ça. Mais tu sais bien que je n'ai guère de goût pour les termes mystiques... ;-)

J'ai eu pour ma part de très longues et très complexes conversations sur des sujets très divers avec des femmes. Des fois, on est tombé d'accord, des fois non, et d'autres fois, oui, je peux dire que l'on s'est complétés.
Ma dernière compagne était une khâgneuse à Henri IV, experte en littérature française du XIXème siècle, pouvant réciter par coeur des poèmes de Baudelaire, assez sensible à la musique classique du XXème siècle, ainsi qu'aux films de Luis Bunuel. A priori, elle se destine à l'enseignement de la littérature en université (elle est beaucoup plus jeune que moi), et nous nous sommes séparés pour des motifs religieux (difficile d'être croyante alors qu'on vit aux côtés d'un athée plus équilibré que soi).
Nous n'avons jamais abordé la question, mais je peux néanmoins affirmer qu'elle n'a jamais songé un seul instant à travailler dans le milieu bancaire. :-)
Bref, ceci pour dire qu'avant de reprocher aux femmes leur conversation futile, peut-être n'est-il pas idiot de se demander si tes critères féminins personnels ne te poussent pas, pour des raisons que j'ignore et sur lesquelles je ne me prononcerai donc pas, vers des femmes quelque peu futiles dont tu aurais, sait-on jamais, le tort de faire ton unique horizon... :-)

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